Hello tous !
Eh oui, un petit changement de décor. Je vous passe les détails pratiques, j'ai simplement changer d'hébergement, étant donné que je payais le précédent et que mon hébergeur a augmenté ses tarifs. Pour un blog inactif, ça fait un peu mal au derche.
Comme évoqué précédemment, je préserve ce blog en mode "archives" pour les gens qui ont besoin de trouver des renseignements ou de lire un parcours FtM. Je posterai sans doute le bilan de mon CEC, si je m'y remets un jour.
Changements principaux :
- Il n'y a plus de photos. Je ne souhaite pas voir mon torse sur le blog de Bidule ou la page FB de Machin, j'ai donc retiré toutes les photos. Oui, c'est dommage, mais arrangez-vous avec les charmants voleurs de photos. Je partage(ais) pour aider d'autres personnes dans mon cas, pas pour me retrouver sur tel ou tel site à la noix.
- C'est moche. Bon. Je sais. Je vais aussi bûcher l'interface pour que ça soit plus joli, éventuellement, peut-être.
- Les commentaires ? Ils ont perdu la bataille du transfert et ont donc tous disparus. Navré du désagrément.
Mention importante (un rappel) :
JE NE DONNE AUCUNE ADRESSE DE MEDECINS, PSYCHIATRES, PSYCHOLOGUES, CHIRURGIENS, ENDOCS, AVOCATS, COIFFEURS, MARAICHERS, MAGICIENS-PATISSIERS...
Cessez donc de me contacter pour cette raison, merci.
mercredi 13 avril 2016
mardi 6 janvier 2015
Bonne année !
Wééééééééééééééé !
Bon,
dans la vraie vie, je n'ai souhaité Bonne année à personne, sans doute
parce que la mienne a été formidablement pourrie, et que je n'ai pas
envie de donner de faux-espoirs aux gens sur la suite des évènement.
Voici donc un genre de bilan de l'année, seulement du point de vue transition.
-
Niveau hormonal : je dois faire une prise de sang pour voir mon taux de
testo. Avec pour but de baisser. Si je pouvais arriver au taux minimal,
ça m'irait pour la simple, bonne et unique raison que je veux assurer
mon capital cheveux au long terme ! Je n'ai pas détecté de signe de
calvitie, fort heureusement, mais je n'aimerai pas découvrir ça plus
tard. Bon, en vrai, j'ai aussi quelques inquiétudes sur des questions
vasculaires, ayant des problèmes hors transition vu la qualité
incroyable de mon corps moisi, j'aimerais limiter les risques de
polyglobulie.
-
Niveau torse : Eh oui ! J'en reparle ! Comme d'ordinaire, j'y songe, je
n'y pense plus, puis j'y reviens... A la retouche, oui. Ôter le petit
pli sous mon bras et rectifier l'aréole gauche. Ça me travaille pas mal,
j'en ai même rêvé cette nuit. Sauf qu'avec mes galères d'hystérectomie,
je suis moyennement emballé par l'idée de repasser sur le billard. A
voir donc. Je me dis que je peux toujours contacter le chirurgien pour
avoir son avis, sachant que mes autres soucis de santé passent avant et
que là, je ne pourrais clairement pas me faire opérer à cause de mon
état.
-
Niveau administratif : Grande nouvelle ! Devinez quoi ? Eh bien oui !
Rien n'a été fait ! Mon avocate est une branquignole et je suis partagé
entre soit aller la voir avec un fusil de chasse pour qu'elle se bouge
le cul, soit repartir à zéro. Sauf que j'ai déménagé entre temps, et
j'ai moyennement envie d'être rattaché au TGI de mon coin, moins sympa
que celui de mon ancien coin.
-
Niveau blog : j'en fais plus rien, n'est-ce pas ? La vérité, c'est
qu'avec mes soucis de santé, j'ai rarement le courage de démarrer un
article, pourtant, ce ne sont pas les idées qui manquent. D'ici avril,
je verrai pour soit arrêter le blog et le déposer en guise d'archives
sur une plateforme gratuite, soit le relancer sachant qu'il se pourrait
qu'il se profile un projet de vidéos. Alors je ne mettrai pas la charrue
avant la beuh, mais si vidéos il y a, ça touchera à la transition sur
un plan pratique, mais aussi sur un plan social, des réflexions sur le
genre et d'autres conneries du même acabit. Si ça se fait, le blog
perdurera en guise de support et/ou de complément.
Voilà pour les nouvelles ! Portez-vous bien les amis.
PS
: Oh ! Et avant que vous me harceliez de questions sur ma santé... 1 ce
n'est pas lié à mon traitement hormonal 2 je ne suis pas mourant 3 je
dois faire des examens complémentaires avant de pouvoir en dire plus.
lundi 21 avril 2014
Bilan post hystérectomie
Bonjour tout le monde !
Ça
fait bien longtemps que je n'ai pas posté ! Il faut dire que j'ai bien
peu de temps pour moi depuis ces derniers mois, et c'est tant mieux ! Je
passe beaucoup de temps avec les chevaux et ça me convient bien...
Enfin, si on met de côté la satellisation- pied cassé d'il y a quinze
jours !
Etant
immobilisé, je prends donc le temps de poster. Lors de mon dernier
article de décembre, je parlais de mes conséquences post-hystérectomie :
les douleurs rémanentes surtout. Eh bien aujourd'hui, je n'ai plus de
problème ! Tout s'est vraiment arrangé, enfin ! J'ai encore des douleurs
occasionnelles, mais c'est devenu bien rare. A noter que le point très
douloureux qui persistait à droite s'est vraiment bien arrangé en
faisant de la kiné pour un souci d'épaule. Allez savoir pourquoi, le
tout étant que ça va beaucoup mieux. Il m'aura donc fallu 18 mois pour
être vraiment bien à la suite de l'hystérectomie (oui, parce que ce
n'est pas encore ça, donc je compte un peu large)
voilà,
c'est tout pour aujourd'hui. Cela permettra de donner une idée à ceux
qui galèrent bien post hystérectomie (quelque soit leur genre
d'ailleurs) Aujourd'hui, si j'avais un conseil pour AVANT l'opération,
c'est de voir un ostéopathe bien avant pour se remettre d'équerre, puis,
ensuite, de continuer à bien prendre soin de soi et rester bien bien
bien calme pendant le mois qui suit l'opération (ouais, c'est un
hyperactif qui passe l'aspirateur avec un pied dans le plâtre qui vous
le dit)
jeudi 26 décembre 2013
Ho ! ho ! ho !
Joyeux Noël !
Un
p'tit post pour donner des nouvelles en cette fin d'année (bien bien
merdique l'année, niardénom ! Mais je e console en me disant que j'ai
déjà connu pire, ha ! ha ! -_-)
A
propos de la transition...ou plutôt à propos du traitement hormonal,
parce que je n'ai plus envie de parler de transition. Je suis passé du
côté obscur du genre depuis un moment déjà, la transition est finie,
reste de l'administratif et des petits détails ! Bref, au niveau
transition, je n'ai finalement pas changé mon traitement, car en
baissant de 0.1 comme je l'avais fait en août, je me suis trouvé très
fatigué, et en période de dépression, c'est pas le top, donc je suis
revenu à mon traitement initial. Je prends un traitement pour un autre
problème, un anti-coagulant, de fait, je n'ai plus de douleurs aux
jambes.
Par
contre, à un an post-op de l'hystérectomie, j'ai encore bien des
soucis. Ne serait-ce qu'au niveau urinaire, j'ai bien du mal à me
retenir, je pense qu'une rééducation du périnée s'impose. Bizarre que ça
ne soit pas prévu au protocole, ou alors j'ai pas de bol de me taper
toutes les conséquences pourries. Niveau douleur, elles sont devenues
rares dans le bas du ventre. Par contre, celle en haut à droite revient
en force, je me demande si je ne devrais pas voir un ostéo, mais comme
je dois voir un kiné pour mon autre problème, je pense que je lui en
parlerai.
Niveau
moral, c'est toujours aussi pourri même s'il y a eu un mieux suite à
mon déménagement. J'irai peut-être voir un psy si j'en ai le courage. Le
fait est que je suis dans une phase basse en ce moment, caractérisé par
l'absence d'émotions et aussi, régulièrement, un goût de cendres dans
la bouche, notamment quand je mange. (plutôt que cendres, ça serait
plutôt un goût de chien mouillé) L'autre conséquence est une
désintégration totale de ma patience, ce qui m'a valu quelques pétages
de plomb récemment, notamment quand ma mère m'a sorti qu'on ne savait
pas, pour Noël, s'il fallait me faire un cadeau pour un homme et pour
une femme. S'ajoute à ça le fait que dans mon nouvel environnement, tout
le monde m'appelle par mon ancien prénom et je crois que c'est l'une
des choses qui m'a fait retomber depuis mon emménagement alors que ça
allait mieux.
Bref,
je ne vais pas m'étendre davantage, il s'agissait surtout d'un post
pour signifier que mon blog était toujours vivant. Prenez soin de vous !
samedi 24 août 2013
Nouvelles intermédiaires (en attendant un vrai post)
Bonjour tout le monde !
Un post relativement court, juste pour vous donner des nouvelles. On va faire ça en deux temps : pragmatique, puis ressenti.
D'un
point de vue technique donc, voilà un résumé de la situation actuelle
de mon parcours. Mon dossier d'état-civil complet a été déposé chez mon
avocate. maintenant, il ne reste plus qu'à attendre et à croiser les
doigts.
Mes
soucis post-opératoires dus à l'hystérectomie ont nettement réduit. Je
ne suis pas exempté de douleurs, qui surviennent notamment quand je suis
trop fatigué, ou que j'attends trop longtemps avant d'aller pisser.
Elles sont localisées en bas à droite, là où j'avais ma tumeur, donc ce
n'est pas hyper étonnant. Le tout étant que mes autres douleurs, je
pense surtout à celle en haut à droite et qui me pliait en deux, aient
cessé.
Toujours
à propos d'opération, j'envisage de plus en plus une retouche du torse.
J'ai de petites oreilles de chiens, une aréole gauche chelou et un
surplus de peau au centre. J'aimerais me débarrasser de ça pour être
entièrement satisfait, même si je sais qu'il n'y aura pas de miracle
pour l'aréole. Je devrais bientôt contacter le chirurgien pour envisager
les possibilités. J'attends pour cela d'être plus stable
émotionnellement.
Sur
le plan médical. J'ai un souci avec l'aréole droite. Je ne sais pas si
c'est un abcès ou une galactorrhée, c'est-à-dire un écoulement anormal
de lait (ouais, c'est dégueu). Sachant que j'ai un adénome à prolactine,
c'est peut-être ce souci (bien vieux) qui cause ce problème. Ou encore
le fait que j'ai trop de testo. De moi-même, j'ai pris l'initiative de
baisser mon traitement. Et sur une seule fois, en baissant de 0.1 ml,
mon acné s'est réduit et j'ai bien moins mal aux jambes (car oui, la
polyglobulie est revenue. -_-) Comme mes problèmes de cœur empêchent une
saignée ou un don du sang, que je ne supporte pas l'aspirine, ben... je
ne peux rien faire (ou alors me faire hospitaliser pour une saignée,
youpi ! \o/). Quoiqu'il en soit, je vais sans doute aller voir le
médecin. Il faut que j'ose enfin certains examens qui n'ont rien à voir
avec la transition donc je vous passe les détails. J'en profiterai pour
évoquer ce problème avec lui afin de le définir avec précision (et le
guérir si possible).
Bon,
venons-en au ressenti. Depuis mars et ma rupture, je suis tombé en
dépression. Je me bats au quotidien pour m'en sortir, j'avance de deux
pas et recule d'un régulièrement. J'aimerais envisager le suivi, mais ça
me gène vraiment d'aller voir un psy avec mon état-civil non changé. Je
n'ai pas envie d'aller voir quelqu'un qui me balancera ma transidentité
dans la tronche, même si je risque de devoir en parler. Il y a trop de
toiles d'araignée dans mes placards mentaux et je n'arrive plus à faire
le ménage seul. En attendant, je me replie dans ma grotte, explore de
nouvelles musiques, prend soin de moi le mieux possible (notamment sur
le plan alimentaire où je suis plutôt content de moi puisque j'arrive à
manger régulièrement, et plutôt sainement en plus.)
En
amour donc, je me retrouve dans une situation nouvelle : celle d'un
trans gay célibataire. Même si aujourd'hui, je ne souhaite pas
rencontrer quelqu'un, la question se pose et je me rends compte que je
ne sais pas du tout comment ça marche, alors que c'était bien plus
simple en tant que femme bio hétéro. Je mets ça de côté pour l'instant
(je ne suis pas une girouette de sentiments, moi, dire qu'on me
reprochait de ne pas être romantique...), et j'y reviendrai dans un post
dédié. Je pense que c'est une question intéressante.
C'est
tout pour aujourd'hui, les p'tits loups. Ne vous en faites pas, en tant
que dépressif chronique, je gère à peu près. Retenez juste que je ne
veux clairement pas mourir, et c'est déjà ça de pris !
lundi 10 juin 2013
Torsoversaire, et autres joyeusetés pas joyeuses.
Aujourd'hui
(enfin... dimanche), c'est l'anniversaire de mes deux ans
post-opératoires de ma mastectomie. Baaaah, toujours aussi content, ça
s'est certain ! Je me fendrai de quelques photos à l'occasion.
Sinon, si je poste moins ces derniers temps, c'est pour plusieurs raisons :
La
première, c'est que j'ai fait (je fais) une bonne dépression suite à la
façon lamentable dont mon ex m'a largué. Pas évident de se pencher sur
la transition dans ce genre de cas. Dire qu'on veut nous envoyer chez le
psy pour commencer un parcours... L'humiliation que j'ai vécue mérite
sans nul doute un suivi, bien plus que ne l'a demandé mon parcours. Cela
fera bientôt trois mois qu'il m'a quitté par mail pour aller planter sa
cis-queue, dans une meuf cis-genre censée être mon (notre) amie. Ok. La
bonne blague, c'est que je n'accepterai jamais, que je ne pardonnerai
jamais et... que je ne verrai jamais de psy. Aujourd'hui, mes forces
sont réduites à néant et je n'ai pas le courage de me battre pour
trouver un psy qui ne soit pas transphobe/qui ne mette pas tout sur le
compte de la transidentité.
Je
dois pourtant me reconstruire, même si je me sens comme un moins que
rien, ou même comme le pire des monstres. Il me faut réétudier mon
environnement, mon rapport à mon environnement, les interactions, etc.
Tout un pan de ma vie amoureuse et amicale est parti en fumée et je dois
apprendre à partir de rien comment se façonne une vie sociale d'adulte
mâle. Bien mal barré. Je pense revenir sur ce sujet une autre fois.
La
seconde raison de mon manque de post est dû à ma santé. J'ai eu
beaucoup de complications suite à mon hystérectomie, et je continue
d'avoir des douleurs inexpliquées. A force d'examens, on m'a découvert
d'autres merdes, je n'ai même pas envie de m'étendre là-dessus, mais ma
santé me lâche vraiment en ce moment.
La
troisième et dernière raison, je pense que peu à peu, je vais
m'éloigner du monde trans. A terme, je collerai sans doute ce blog chez
un hébergeur gratuit en guise d'archivage et je n'y toucherai plus. Mais
plus le temps passe, et plus je me rends compte que je n'ai plus envie
de me battre pour aider les autres. Parce que j'y épuise mon énergie,
parce que je suis tombé sur des ramassis de connards ingrats, parce que
VOUS me prenez pour une banque d'adresses alors que ça soit bien clair :
JE NE DONNERAI AUCUNE ADRESSE DE MEDECINS. Parce que les pluies de
messages de type "Salut, je cherche un psy, ça s'est bien passé pour toi
?"
Ok
bande de feignasses, j'explique mon parcours en long et en large, donc
si vous voulez savoir si ça s'est bien passé. LISEZ. Et non, je
n'enverrai pas chez mes médecins des gens que je ne connais pas. Parce
qu'ils m'ont aidé, il est hors de question que je leur envoie n'importe
qui. Qui sait, vous êtes peut-être des boulets ? Bon, là, j'imagine que
le dernier qui m'a envoyé un message de ce type va se sentir
particulièrement concerné mais non, tu ne l'es pas plus qu'un-e autre.
Je supprime la grande majorité des commentaires de ce genre car les gens
me collent leur numéro de téléphone, leur nom ou leur adresse, en mode :
"salut, appelle-moi pour me dire le nom de ton psy !" Sérieusement,
est-ce que j'ai une gueule de bottin ? Donc maintenant, vous allez
gentiment prendre votre téléphone et essayer des psys comme moi je l'ai
fait, même si ça m'a tordu le bide d'angoisse et que j'ai perdu un temps
fou avec ça. Vous êtes bien contents que des noms ressortent, mais à
votre avis, pourquoi ressortent-ils ? Tout simplement parce qu'avant
vous, d'autres ont pris des risques, sans arriver là et demander à ce
qu'on leur serve tout sur un plateau.
Sauf
que les psys, les endoc et consorts, au bout d'un moment, ils en ont
marre de se taper des trans. Quand l'endoc A voit qu'il reçoit le 20ème
patient du psy B, il se dit qu'il y a arnaque dans l'air et il REFUSE
d'hormoner le patient. Idem avec les chirurgiens. Alors non, c'est fini,
plus d'adresses, plus de téléphone, plus d'aide par mail en
particulier. Si vous avez besoin d'infos, allez sur le forum vert,
FTM-Infos, mais laissez-moi tranquille. J'en ai plus que marre que vous
ne vous sortiez pas les doigts du cul et n'êtes même pas capable de LIRE
les infos fondamentales de base qui sont disponibles partout.
Bref, je suis fatigué, je n'irai pas plus loin.
lundi 22 avril 2013
2 ans et demi... Déjà ?
Et
oui, 2 ans et demi que je suis sous testo. J'ai décidé de faire un
bilan plus complet que lors de mon T-Birthday. Je vais commencer par un
constat physique, puis embrayer avec mon ressenti.
Physiquement, ce qui a changé :
Ma voix :
Chose la plus frappante, elle a vraiment baissé et je l'aime beaucoup
comme ça. Elle est incontestablement masculine. Je pense que c'est sur
ce point que la testo a fait le plus son effet. Le mieux est encore le
matin, là j'ai une pure voix de crooner. Elle n'est absolument pas
ambiguë, chose que je souhaitais vraiment. Bon, pour le chant, c'est la
merde. J'ai vraiment perdu mes facultés et j'ai encore beaucoup de mal à
la poser. Même parlée d'ailleurs, j'ai quelques soucis alors j'envisage
peut-être un orthophoniste ou autre pour m'aider. Il faut que je me
renseigne.
Mes poils :
La testo a sacrément stimulé ma pilosité. Pré-T, j'avais un hirsutisme
léger. Outre les poils aux mollets et aux aisselles, j'avais un peu de
poil sur le ventre (du nombril au pubis) et un peu à l'arrière des
cuisses. Avec la testo, j'ai des poils partout sur les jambes (mais pas
sur le cul, ouf !) J'ai ai davantage sur le ventre qui est entièrement
couvert avec un "Suivez-moi" marqué, et du duvet partout. J'en ai un peu
sur le torse, entre les pecs et au-dessus des cicatrices. Au niveau du
visage, j'ai un peu de moustache, un peu de bouc, un peu de pattes, mais
ce n'est clairement pas une barbe. Si je ne me rase pas, ça fait ado
négligé, c'est plutôt moche, mais ça a l'air de se densifier peu à peu.
Au départ, je ne voulais pas de poils, mais maintenant qu'ils sont là,
je les kiffe bien. Je n'aimerais pas en avoir plus sur le corps, mais
par contre, ça me plairait d'avoir un truc qui ressemble à quelque chose
sur la tronche, ce qui cassera mon côté androgyne.
La répartition des graisses :
C'était un point très attendu, au même titre que la voix. J'ai été
plutôt gâté. Outre une grosse perte de poids depuis le début de mon
parcours (14kg), mes formes ont changé. Au niveau des cuisses surtout,
c'est impressionnant, j'ai des jambes toute fines. Mes bras et mains
sont plus secs, j'ai perdu du cul et énormément des hanches. Bon, du
coup j'ai davantage de gras sur le bide mais comme j'ai perdu du poids,
ça s'équilibre bien. Reste à me motiver à faire un peu de sport et ce
sera parfait, ha ! ha !
Le dicklit : Je
n'avais pas d'attentes particulières sur ce point. Il faut dire que
pendant un bon moment, ça a été un désagrément plus qu'autre chose car
il était vraiment très sensible et ça me gênait dans ma vie sexuelle.
Puis, avec le temps, il est devenu moins sensible et c'est donc tout
bénef. Je m'éclate bien plus au pieu qu'avant la prise d'hormones.
L'acné et les odeurs corporelles :
Ben oui, la testo n'a pas que des avantages ! Si j'ai eu une période
ado où je sentais franchement le bouc et j'avais plein de boutons, ça
s'est bien calmé. J'ai la chance de ne pas puer des pieds (glamour,
bonjour !), mais j'ai intérêt à bien me laver sous les bras sinon c'est
vite le carnage. Pour ma peau, je pense être entré dans la norme de ma
famille, c'est-à-dire condamné à avoir un peu d'acné toute ma vie.
Néanmoins, c'est bien plus gérable qu'à une époque et mon traitement
quotidien fonctionne bien (huile de noisette après la douche, huile
essentielle d'arbre à thé sur les boutons)
Les cheveux : Un
point dont on ne parle pas trop, à part pour en évoquer la chute. Mes
cheveux ont totalement changé de nature et sont devenus super secs. Ils
sont devenus très chiants à entretenir, sachant que je les porte longs
(ils m'arrivent en bas des omoplates). Au début du traitement, j'en ai
perdu beaucoup, notamment autour du visage parce que je suis passé d'une
implantation féminine à une implantation masculine. De fait, j'ai une
implantation typique de ma famille avec des golfes assez marqués. Par
contre, je touche du bois, pas de calvitie en vue.
Les températures : Avec
la testo, on est censés mieux supporter le froid et moins le chaud.
Pour ma part, ça n'a pas changé grand'chose. Je suis peut-être un peu
moins frileux, ce qui fait que je suis passé de "extrêmement frileux" à
"très très frileux". La chaleur, je ne la supportais pas avant,
aujourd'hui c'est pareil,n peut-être pire même. Donc bon, sur ce point,
je n'ai pas de bol.
Mon torse : J'en parlerai dans une mise à jour avec photos.
Psychologiquement, ce qui a changé :
Etre dans le bon genre :
Les doutes que j'ai pu avoir sur le choix de faire une transition ont
été anéantis. C'était vraiment la chose à faire. Je ne regrette
absolument pas mon parcours. Le miroir et moi-même ne formont enfin
qu'un, ce qui n'était pas le cas avant. Etant ainsi en accord avec
moi-même, je suis beaucoup mieux dans mes pompes, beaucoup plus fort, et
je me laisse moins marcher sur les pieds.
Etre perçu dans le bon genre : Là,
ça se corse. En effet, malgré le traitement et les opé, mon "passing"
est aléatoire. J4ai le sentiment que ça s'arrange un peu au fil des
mois, mais je n'ai clairement pas un passing à 100%. Ceci étant dit, je
ne force pas la masculinité, et j'ai els cheveux long. Je dirais que je
me mange à peu près autant de "madame" que n'importe quel gars aux
cheveux longs. Au départ, j'ai cherché à lutter contre par mon
apparence/mes fringues. Aujourd'hui, je m'en fous un peu parce que j'ai
compris que ce n'était pas lié à ma condition d'homme trans, mais bien à
celle d'homme androgyne. Il s'agit là de l'esthétique masculine qui me
plaît, celle que je cherchais, et même si elle n'est pas facile à vivre
au quotidien, je n'y changerai rien. Je ne vous cache pas que les jours
où je n'ai pas trop le moral, ça peut être dur à vivre tout de même.
Etre androgyne :
Je suis un homme, point. Je ne me pose pas de questions sur mon genre.
Par contre, je remets en question les codes du masculin et du féminin
dans notre société. Pendant longtemps, j'ai eu envie de bazarder mon
placard féminin et de sages conseils m'ont poussé à ne pas le faire. (Je
remercie D... pour cela, même s'il en lit pas mon blog, ha ! ha !)
Aujourd'hui, je marie les vêtements dits féminins avec ceux masculins
sans soucis, voire je mets des robes chez moi. Cela m'amuse et aussi
superficiel que cela puisse paraître, l'idée de ne plus porter mes
fringues de filles étaient un frein à mon parcours. A présent, je ne me
pose plus la question.
Socialement parlant : Je
suis bien intégré. J'ai des amis, anciens et nouveaux, je n'ai pas de
problèmes à faire de nouvelles rencontres (hormis mon côté casanier,
mais ça n'a rien à voir avec la transition). Je me sens épanoui et
heureux, malgré mon célibat tout frais. En ce moment, je renoue avec des
gens qui m'ont connu avant la transition. Malgré mon long silence, j'ai
la joie de les voir revenir vers moi sans porter le moindre jugement.
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