dimanche 15 janvier 2012

Torse à 7 mois

Eh oui ! Cette fois-ci, je n'ai pas oublié de faire les photos rituelles à la date anniversaire ! (mais de les poster à la bonne date...)
Ce qu'on remarque :
  • L'aréole droite est super chouette
  • L'aréole gauche est super chelou (mais je m'en fous)
  • L'ensemble est harmonieux
  • Les cicatrices blanchissent bien, ne sont pas en relief non plus.
Ce qu'on ne remarque pas :
  • J'ai deux petites pointes de chaque côté, au bout de chaque cicatrice (côté bras)
  • Il y a un surplus de peau sur chacun de ces côtés
  • Un surplus de peau au centre.
Depuis peu, je me suis remis aux massages réguliers. On verra d'ici deux mois ce que ça donne !

[Retrait des photos]

dimanche 1 janvier 2012

Bonne année !

Et quoi de mieux qu'un premier de l'an pour faire un bilan ?
Aujourd'hui, je vais bien, franchement bien même. Bien sûr, j'ai des hauts et des bas, les soucis administratifs, un déménagement qui se profile dans un flou poisseux qui me stresse un max... et pourtant, je tiens le bon bout, on dirait. je vais prendre point par point les divers éléments typiques de la transition, histoire de ne pas partir dans tous les sens comme je sais si bien le faire.
La testo :
On commence par le point noir. La testo, j'en ai plein le cul, tout simplement. Pas de ses effets, bien au contraire, mais des contraintes que cela représente. Me faire enfoncer une aiguille de quatre cm dans le muscle fessier tous les quinze jours, ça me soule. D'autant plus que des implants existent, qu'ils ne sont pas dispos en France, que des patchs existent, mais qu'ils sont hors de prix. J'aimerais tellement en France pouvoir avoir à portée de main des solutions plus simples pour ma transition. J'aimerai aussi ne pas avoir à aller à la pharmacie tous les quinze jours pour choper une ampoule. C'est pas demain la veille que je me ferai un périple de trois mois loin de toute civilisation. Le sentiment de dépendance est une chose qui me déplaît puissamment.
L'hystérectomie :
Je cherche des témoignages sur la vie sexuelle des gens après cette opération, et ce n'est pas évident. j'espère pouvoir la planifier bientôt, parce que j'ai régulièrement mal aux ovaires, et que j'aimerais être débarrassé des opé, bien que je ne sais pas encore si je prévois une retouche sur mon torse ou non.
Le torse :
Je suis passé du stade d'admiration béate au stade d'acquis. C'est-à-dire que bien qu'il me réjouisse toujours au plus haut point, je l'ai intégré parfaitement. Je ne stresse plus en sortant de chez moi parce que j'ai l'impression d'avoir oublié mon binder, j'ose des fringues moulantes qui s'y prêtent. Là, c'est davantage mon bide qi m'obsède, mais en période de fêtes, ce n'est pas le moment de le perdre ! je ne sais pas non plus si je ferai une retouche; Mon aréole gauche a une forme un peu conceptuelle mais elle récupère bien de la sensibilité. Si retouche il y a, ce serait minime, de fait, pas pour tout de suite. je me laisse un an révolu post-op avant d'envisager de contacter le chirurgien.
Le relationnel :
J'ai le sentiment que mon identité masculine commence à bien passer en famille, même si parfois le trait est un peu forcé, tous font des efforts. Cela me touche énormément et me rend plus fort. De tout ce que je vais pouvoir dire dans cet article, c'est vraiment ce point là qui me rend heureux en premier lieu.
Le passing :
J'ai toujours ma tête de gonzesse et un passing aléatoire. néanmoins, j'ai vraiment une voix super grave (et super sexy ! XD) Rien qu'hier en levant un peu la voix pour parler à une amie un peu éloignée, la pote qui était assise à côté de moi a halluciné parce que sa chaise a tremble "Fus Ro Dah !" (comprenne qui pourra)
J'ai fait le constat troublant d'avoir un bien meilleur passing quand je suis maquillé, ou habillé de façon androgyne. Je pense qu'à ces moments là je pousse malgré moi ma masculinité.
Mes résolutions de 2012, en terme de transition :
  • Mettre en route l'hystérectomie
  • Commencer à préparer l'Etat-civil (voire le présenter)
  • Etre plus libre dans ma façon d'être, assumer mon androgénie.
En résumé, 2012 pourrait être "la fin" de cette transition. Quoiqu'il en soit, elle sera l'année d'un nouveau départ, et je me sens paré et impatient de le vivre.

dimanche 27 novembre 2011

Transitionner, c'est pas facile.

Et si on écrivait un article autre que la mise à jour de son torsounet ? Bonne idée , n'est-ce pas ? Et bien commençons avec un post super joyeux.
Je suis taraudé de questions depuis quelques temps (depuis ma naissance ? ha ! ha !) J'esaie de mettre les choses en place, mais je n'y arrive pas. Tout simplement.
Je joue à l'ascenseur émotionnel en ce moment, avec des phases de bien-être relatif et des phases franchement noires. J'ai l'impression que la transition physique n'est rien face à la "transition d'esprit", expression lue il y a peu et que je trouve très juste.
Je m'aperçois qu'en ce moment, je suis plongé dans cette transition-là, avec férocité. Il y a deux aspects, d'abord l'aspect mental. J'ai l'impression d'être dans un corps morcelé : une tête de fille, des bras de fille, un torse de mec, un corps de fille depuis le dessus du nombril jusqu'au bas des pieds, truc gras et informe. Ça me pose problème et suscite le fait que je ne suis absolument pas sûr de moi, que je mets des plombes à m'habiller, que je ne suis jamais à l'aise quoique je fasse comme effort pour gommer les courbes féminines. J'ai toujours eu des soucis de confiance en moi, et j'ai le sentiment qu'ils sont exacerbés ces derniers temps. Le miroir me pose vraiment problème. Il y a des jours où je me trouve beau, du moins je me plais, et des jours où je ne supporte strictement pas ma tête, mes hanches, mes bras. La taille aussi recommence à vraiment me poser problème alors que je n'arrête pas de croiser des mecs bios franchement plus petits que moi ou de ma taille.On m'a dit que ma taille jouait contre mon passing. Cette phrase m'aura plus meurtri que je ne l'espérais.
J'en viens du coup à l'aspect mental. Au fil de mes réflexions, je me rends compte que je serai peut-être plutôt agenre. Socialement, je me sens plus proche, et plus à l'aise avec les femmes. Avec les hommes, je ne me sens strictement pas à ma place, j'ai toujours la pression quand je parle à un gars. Néanmoins, j'ai l'impression de n'appartenir ni à un monde, ni à l'autre. Comme si physiquement, je cherchais à m'apparenter aux hommes mais que mentalement, ce serait plutôt une orientation vers les femmes. Pourtant, m'identifier agenre me gêne profondément. Je ne m'y sens pas à l'aise non plus, déjà parce que cette place est extrêmement inconfortable en société, et que non, ce n'est pas une question de n'être ni l'un ni l'autre, ou un troisième genre, ou deux genres à la fois. Le genre masculin me convient même si je n'entre pas dans ses canons, ses stéréotypes.
Je pense que le fait que je ne passe pas est crucial dans ce cheminement. Si je pouvais me présenter au masculin sans ambiguité, je pense que je vivrais mieux la situation. Là, chaque sortie et une lutte, chaque fois je dois dire à chaque personne rencontrée que oui, je suis bien un mec, et là, j'arrive à un point de saturation sur mon absence de passing.
J'ai du mal à gérer la dichotomie entre mes aspirations à l'androgénie et l'affirmation de ma place d'homme en société. Hier, je suis allé à une soirée Rockabilly. La majorité des gens étaient habillés en conséquence, moi itou. En résumé : filles très filles (robe, maquillage pin-up...) et les mecs très mecs (chemises, rouflaquettes et compagnie) Et moi là dedans ? J'avais vraiment le sentiment d'être une fille déguisée en mec malgré ma superbe chemise rockab' que j'aime d'amour.
En a résulté un profond sentiment de malaise, sans compter qu'il y avait un monde fou, sans compter que j'ai croisé des gens que je côtoyais pré-T et qui ne m'ont pas reconnu (et c'est tant mieux). Tirer un trait sur le passé, ce n'est pas simple non plus mais je ne voulais pas qu'ils me reconnaissent, je ne voulais pas avoir une millième fois à expliquer mon parcours et devoir justifier mon choix de vie.
Je crois que je n'ai jamais été aussi fragile qu'en ce moment, sans compter que s'y ajoutent d'autres soucis que je n'évoquerai pas ici. J'ai le vif sentiment d'être déraciné, de quitter une réalité que je connaissais bien et que je vais appeler à l'arrache "le monde des filles". Je pense que cela a été particulièrement difficile, car dans une soirée "classique", où les gens sont habillés comme au quotidien par exemple, il s'agit là d'un terrain neutre, un monde qui ne me concerne pas vraiment. Que là, être plongé dans le rockab', un monde que j'ai pas mal fréquenté en exacerbant ma féminité en mode pin-up, dans une forme de féminisme mis en avant, un univers dont je connais très bien les codes. Là, j'ai l'impression d'être balancé dans le monde des hommes sans aucun mode d'emploi. J'ai l'impression qu'il me manque tout le background d'une enfance et adolescence masculine, et j'ai eu le sentiment d'être la fille qui joue au mec, vraiment l'impression de ne pas être à ma place.
A cette soirée d'ailleurs, j'ai croisé un (très beau) jeune homme. Grand et fin, une crête, maquillé. Je lui en ai vraiment voulu d'être ce que je voulais être. Mais je ne serai jamais grand, jamais fin, et il avait beau avoir un look androgyne, il n'offrait pourtant aucun doute sur son état de mec. C'est ça que je recherche, mais ça m'est inaccessible. Je pense que je vais avoir du mal à gérer ça encore un temps. Le problème, c'est que ça altère sacrément mon moral. Là, j'ai juste l'envie de m'enterrer dans ma grotte et de ne plus jamais en sortir, ne plus être confronté au monde, ne plus me heurter à ces points de comparaison qui ne font que me ruiner le moral.
Je n'ai plus envie d'entendre les couacs des gens qui laissent échapper du féminin à mon encontre, je ne veux plus qu'on me parle de ma transition. Je veux juste être un homme lambda sans que cela soit remis en question dès que je fous un pied hors de mon appartement. Je suis vraiment fatigué de tout cela. Je me dis que je devrais peut-être aller voir un psy, vider mon sac, mais là, même souci. Si c'est pour tomber sur quelqu'un qui me dit de m'habiller bien en mâââââle et de me couper les cheveux pour être bien bonhomme, ça va juste me plomber ce qui me reste d'amour propre. En gros, je ne me sens pas assez fort pour entamer les démarches de trouver un psy souple et compréhensif, mais paradoxalement, j'en ai besoin.
Voilà bien le mot de la fin : le paradoxe. C'est vraiment ce qui m'habite en ce moment. Le paradoxe entre les différentes parties de mon corps, celui entre ce que je ressens et que j'ai du mal à cibler, ce que je voudrais montrer et ce que les gens perçoivent. Apprendre aussi à passer du statut de belle femme populaire à avorton introverti totalement invibilisé. Ça aussi, ça pourrait s'arranger. Si j'avais plus confiance en moi. Mais là, non, je n'y arrive pas. J'espère conserver des sursauts de bonne humeur, comme il m'en arrive encore parfois. J'aimerais surtout pouvoir vivre sans peur, mais ça, ce n'est vraiment pas gagné.

vendredi 18 novembre 2011

Torse à 5 mois et 9 jours

Hello tous !
Fidèle à mes habitudes, j'avance l'idée de faire des articles intermédiaires et je me retrouve à poster la mise à jour mensuelle de mon torse.
A savoir que j'ai eu un petit souci avec un fil qui est remonté à côté de l'aréole droite. C'était juste bizarre, pas d'infections ou de douleurs. Là, je pense avoir évacuer tous les morceaux, ce qui reste à vérifier car d'autres bouts sont sortis alors que je pensais avoir tout retirer. Là, mon corps l'évacue simplement, et cela s'en va comme un bout de peau morte.

jeudi 13 octobre 2011

Torse à quatre mois

Hello tout le monde !
Décidément, ces derniers temps, je ne poste que pour mettre des photos de mon torse. Il se passe pourtant des choses dans ma vie, mais je ne veux pas tout mélanger dans mes articles. Bilan, je ne parle de rien puisque je me rappelle de mon blog qu'au moment de la mise à jour mensuelle.
Ne blablatons pas plus, les photos arrivent. J'ai réussi à faire des photos nettes des aréoles pour qu'on se rende bien compte de l'évolution. A noter qu'à l'heure actuelle, je zappe trop souvent les massages, mais que par contre, je continue à utiliser le cerederm même si mon chirurgien m'avait dit deux mois, je pousse l'échéance à quatre mois car j'ai lu un avis de dermatologue qui préconisait cette durée. C'est peut-être du flan mais au moins je ne pourrais pas me faire le reproche de ne pas avoir tout tenté pour avoir de belles cicatrices (ce qui est le cas !)
A noter que les plis rouges qui apparaissent le long des incisions sont les marques du cerederm, toujours longues à partir, même après la douche.

[Retrait des photos]

jeudi 15 septembre 2011

Torse à 3 mois et 6 jours

Hello tous !
Voilà une MàJ de mon torse à un peu plus de trois mois post-op'
A noter :
  • Une nette diminution récente de la douleur de l'hématome sous le bras, à droite
  • Une diminution des plis centraux et du surplus de peau
  • Les sensations n'évoluent pas vraiment sur les aréoles, mais la peau alentour redevient comme avant, hormis la zone sous les aréoles.

dimanche 21 août 2011

Torse à 2 mois et 10 jours

Hello tous !
En ce moment, je bourlingue pas mal, et pas trop le temps de donner des news. Je vous rassure, ce silence n'est pas un signe de mal-être, bien au contraire, j'ai envie de faire plein de choses (même si la procrastination me frappe, comme d'ordinaire !)
Bref, trêve de blablas ! Je vous présente mon torse à deux mois post-op. Toujours content, même si les soins me pèsent, je l'avoue.
Avant de prendre ma douche, j'ôte mes pansements et masse le tout. Mes cicatrices sont souples, il n'y a plus d'adhérences. Reste une petite boule à la pointe externe de la cicatrice gauche, là où j'ai une oreille de chien (petite pointe de peau vaguement triangulaire) que j'espère voir disparaître à terme. Au pire, bistouri à un an post-op.
Mon aréole gauche, celle qui présente un trou, continue son chemin de cicatrisation et j'ai moi-même été surpris de voir la différence avec mes dernières photos (je ferai un post récapitulatif de l'évolution un de ces quatre)
Mon aréole droite évolue bien aussi puisque le téton commence à "pointer" et à réagir aux stimulations. De ce côté, dans la zone sous le bras, j'ai encore des douleurs, mais je compte sur le temps pour que ça passe.
Le pli que j'ai au centre se résorbe aussi peu à peu. Il se voit davantage quand je me tourne, chose qu'on verra sur les photos ci-dessous.